Relance industrielle/Banque de projets : Des opportunités industrielles pour la diaspora marocaine à l’étranger



Le Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Économie Verte et Numérique, M. Moulay Hafid Elalamy, a pris part, mardi 16 février à Casablanca, au webinaire “Relance économique du Maroc : la mobilisation des compétences, des entrepreneurs et des investisseurs marocains du monde, levier de synergies”, organisé par la CGEM, à travers sa région MeM by CGEM, dédiée aux Marocains Entrepreneurs et Hauts Potentiels du Monde.

Dans son intervention, M. Elalamy a, d’abord, mis en exergue l’importance de la diaspora marocaine dans le développement économique de son pays surtout en cette période de relance post-covid. « Le Maroc, sous la conduite éclairée de Sa Majesté Le Roi Mohammed VI, que Dieu L’Assiste, est en passe de sortir de cette crise, grâce à la mobilisation de tous, et plus particulièrement de ses compétences marocaines qui ont répondu présentes dès que le besoin s’est fait sentir », a affirmé le ministre. Et de rappeler qu’au cours du confinement, les industriels et les compétences marocaines ont fait preuve d’une mobilisation exemplaire à travers leur réactivité, agilité et innovation par la fabrication de masques, de respirateurs, d’un lit de réanimation et d’autres produits 100% marocains à la fois compétitifs et aux normes internationales répondant la demande locale, mais aussi aux marchés à l’export.

« Le Maroc dispose de potentiel et de potentialités qu’il faut renforcer, développer et capitaliser : trois éléments clés qui dessinent les lignes directrices de notre Plan de relance industrielle (PRI) », a-t-il-indiqué. Le premier axe du PRI vise ainsi à renforcer les écosystèmes industriels à travers l’intégration locale, le second à développer la compétitivité et l’export par la décarbonation et le troisième à capitaliser sur l’élan national en mettant au service des entrepreneurs une banque de projets.

« A travers le premier axe, nous voulons poursuivre la densification des écosystèmes performants existants, développer de nouveaux écosystèmes pour tirer profit du contexte mondial et accélérer l’intégration locale profonde dans les filières industrialisantes afin de positionner le Royaume en leader de la compétitivité », , a expliqué le ministre, citant en exemple le secteur de l’automobile. Sur ce dernier, il a assuré que Maroc est désormais « un leader mondial incontesté et qu’il dispose de moyens lui permettant de devenir la destination mondiale la plus compétitive ». « Le secteur de l’automobile est très porteur et regorge d’opportunités pour les opérateurs marocains dont la collaboration avec les constructeurs permet d’intégrer la filière en profondeur », a-t-il-souligné, précisant que le taux d’intégration locale du secteur, actuellement de 60%, devra atteindre bientôt 80%.



A propos du second axe du PRI, le ministre a mis en exergue le rôle primordial de la décarbonation de l’industrie nationale pour améliorer la compétitivité énergétique, maintenir et développer les exportations. « La décarbonation est à la fois une nécessité et une opportunité, car en utilisant les énergies renouvelables, les industriels réduisent leur facture énergétique et préservent leur accès à l’export », a-t-il-précisé, rappelant que le Maroc dispose d’énergies renouvelables des plus compétitives au monde avec un coût de production de -30%.

« Nous n’avons rien à envier aux autres pays, car le royaume dispose de tous les atouts pour confirmer sa place industrielle et conquérir de nouveaux marchés. C’est l’objectif 3 de notre PRI qui vise à capitaliser sur les écosystèmes performants développés dans le cadre du Plan d’accélération industrielle (PAI), promouvoir la fabrication locale et utiliser la commande publique comme levier de développement », a expliqué le ministre, mettant l’accent sur la banque de projets lancée, le 25 septembre dernier. « Nous avons le potentiel de fabriquer au Maroc ce que nous importons à hauteur de 34 milliards de dirhams, d’après nos études et notre analyse détaillée de 16 filières industrielles et 41 segments de produits », a-t-il-ajouté, déclinant les opportunités d’investissement que représente la banque de projets. « 200 projets détaillant les opportunités sont mis à la disposition des porteurs de projets. C’est un gisement d’opportunités que les Marocains du Monde sont invités à saisir pour s’impliquer dans la relance économique post-covid de leur pays », a-t-il-lancé, soulignant que le ministère et ses partenaires sont mobilisés, à travers une cellule dédiée, pour assurer le suivi des projets et accompagner les porteurs de projets.

Visant à rendre accessible les perspectives et les opportunités de renforcement du tissu industriel national aux porteurs de projets, la banque de projets a suscité un engouement certain. « Au mois de février 2021, 338 projets totalisant un chiffre d’affaires national de 20,6 MMDH et de 14 MMDH à l’export ont été retenus pour l’accompagnement », a indiqué le ministre. D’autres programmes sont également mis à la disposition des porteurs de projets pour développer le « Made in Morocco ». « Tatwir-Startup» accompagne100% le projet, de l’idée à l’industrialisation en passant par l’incubation. 5000 porteurs de projets seront sélectionnés dans le cadre des rencontres ‘Bootcamps’ et 300 seront incubés de la transformation des idées au démarrage effectif de la startup », a-t-il-indiqué.

Dans le cadre de ces actions d’accompagnement, d’autres ont été mises en place pour faciliter l’intégration de la diaspora marocaine. Le ministre a également précisé que la cellule dédiée à la banque de projets met à la disposition de la diaspora un contact pour répondre aux sollicitations du porteur de projet et le mettre en relation avec les différents organismes partenaires.