Présentation

    Une place importante dans l'économie nationale

    Le secteur de l’offshoring est un secteur porteur pour l’économie nationale en raison de son potentiel de création d’emplois pour les jeunes et de sa contribution à la balance commerciale du pays.

    Les activités de l’offshoring relèvent principalement de deux grands domaines et six filières :

    • Le domaine du BPO (Business Process Outsourcing ou externalisation des processus mé-tiers) qui comprend les activités/fonctions administratives générales, les activités de gestion de la relation client et les activités métiers spécifiques ;
    • Le domaine de l’ITO (Information Technology Outsourcing ou externalisation des processus liés aux technologies de l’information) qui regroupe les activités de gestion d’infrastructure, les activités de développement de logiciels et les activités de maintenance applicative.
    Le Maroc a été élu meilleure destination de l’offshoring pour l’année 2012 par l’Association européenne de l’outsourcing (EOA). A l’horizon 2020, l’objectif défini par le Plan d’Accélération Industrielle (PAI) est d’atteindre un PIB de 16 milliards de dirhams et 100 000 emplois.

    Principales entreprises du secteur :

    CAPGEMINI, CGI, BNP PARIBAS, AXA, IBM, ACCENTURE, DELL, AMAZON, UBISOFT, WEBHELP, ATOS, STERIA, GFI INFORMATIQUE, SQLI





Ecosystèmes du secteur

    Les écosystèmes, pierre angulaire du Plan d’Accélération Industrielle 2014-2020, ont pour vocation de favoriser un développement intégré des filières industrielles. La finalité est d’intégrer localement le tissu industriel autour d’entreprises leaders en encourageant des partenariats mutuellement bénéfiques avec les PME, les premières jouant le rôle de locomotive et donnant de la perspective et de la visibilité aux secondes, lesquelles en retour apportent créativité, sens de l’innovation et dynamisme.

    Un accompagnement adapté et des appuis ciblés sont apportés aux entreprises des écosystèmes en matière de financement, de foncier industriel et de formation.

    Le Fonds de Développement Industriel (FDI), opérationnel au 1er janvier 2015, alloue 3 milliards de dirhams par an sur la période 2014-2020 aux entreprises des écosystèmes, pour leur permettre de concrétiser leurs ambitions de mise à niveau, de développement et d’internationalisation.

    A cet accompagnement de l’Etat s’ajoute une offre de financement bancaire intégrée et compétitive.

    Les entreprises des écosystèmes peuvent aussi :

    • avoir accès à un foncier industriel de qualité, notamment grâce au concept novateur de parcs industriels locatifs ;
    • faire bénéficier leurs employés de cursus de formation appropriés.

    Le 05 mai 2016, 5 filières se sont organisées en écosystèmes dans le secteur de l’offshoring :

    • CRM (Customer Relationship Management) : Activités de gestion de la relation client notamment via des centres de contact ;
    • BPO (Business Process Outsourcing) : Externalisation des processus d’une entreprise/métiers ;
    • ITO (Information Technology Outsourcing) : Externalisation des métiers liés aux technologies de l’information (développement d’applications, gestion des infrastructures, etc) ;
    • ESO (Engineering Service Outsourcing) : Externalisation portant sur des activités d’ingénierie et de recherche et de développement (ingénierie industrielle, etc) ;
    • KPO (Knowledge Process Outsourcing) : Externalisation portant sur des activités stratégiques ayant un contenu « savoir » et exigeantes en expertise (analyses de données sectorielles, etc).

    Les objectifs de croissance qui sont fixés à ces écosystèmes à l’horizon 2020 sont :

    • la création de 60.000 nouveaux emplois directs,
    • la réalisation de 18 milliards de dhs de chiffres d’affaires à l’export, et
    • l’attraction d’investissements d’un montant de 1,5 Milliards de dhs.

    Ces écosystèmes permettront de positionner le Royaume dans le 1er tiers du groupe de compétition à travers une diversification qualitative et favoriseront un développement régional équilibré et équitable des investissements de l’Etat dans les Plateformes industrielles intégrées dédiées à l’Offshoring. Ils permettront également au secteur de renforcer sa dimension sociale à travers l’employabilité des jeunes et la participation aux recrutements des personnes en situation d’handicap.

    Les efforts de l’Etat se focaliseront également sur l’accompagnement des start-up et des MRE désirant investir dans leur pays et ayant développé une expertise dans les filières technologiques, et ce en partenariat entre l’ANPME et la profession.

Aide et accompagnement

    1. Appuis aux écosystèmes du secteur

    Un accompagnement adapté et des appuis ciblés sont apportés aux entreprises des écosystèmes en matière de financement, de foncier industriel et de formation.

    Le Fonds de Développement Industriel (FDI), opérationnel au 1er janvier 2015, alloue 3 milliards de dirhams par an sur la période 2014-2020 aux entreprises des écosystèmes, pour leur permettre de concrétiser leurs ambitions de mise à niveau, de développement et d’internationalisation.

    A cet accompagnement de l’Etat s’ajoute une offre de financement bancaire intégrée et compétitive.

    Les entreprises des écosystèmes peuvent aussi :

    • avoir accès à un foncier industriel de qualité, notamment grâce au concept novateur de parcs industriels locatifs ;
    • faire bénéficier leurs employés de cursus de formation appropriés.

    2. Fonds de Promotion des Investissements (FPI)

    Prévu par la Charte de l’investissement, le FPI propose la prise en charge partielle par le gouvernement de certaines dépenses liées à l’acquisition du foncier (dans la limite de 20% du coût du terrain), à l’infrastructure externe (dans la limite de 5% du montant global du programme d'investissement) et à la formation professionnelle (dans la limite de 20% du coût de cette formation).

    Ces contributions peuvent être cumulées sans toutefois que la participation totale de l’Etat ne dépasse 5% du montant global du programme d’investissement ; ou 10% ou lorsque le projet d’investissement est prévu dans une zone suburbaine ou rurale.

    Critères d’éligibilité :
    Le projet d’investissement doit répondre à au moins l’un des cinq critères suivants :

    • être d’un montant supérieur ou égal à 200 millions de dirhams sur 3 ans
    • être réalisé dans l’une des provinces ou préfectures mentionnées dans le décret n° 2-98-520 du 5 rabii I 1419 (30 juin 1998)
    • permettre la création d’un minimum de 250 emplois stables sur 3 ans
    • assurer un transfert de technologie
    • contribuer à la protection de l'environnement

    3. Incitations fiscales

    Des incitations fiscales sont prévues par l’article 123-22°-a) du Code Général des Impôts et l’article 7.1 de la loi de finances n° 12-98 pour l’année budgétaire 1998-1999 tel que modifié et complété, à savoir :

    • l’exonération du droit d’importation des biens d’équipement, matériels et outillages nécessaires à la réalisation d’un projet d’investissement dont le montant est supérieur à 200 millions de dirhams, et ce pendant 36 mois à compter de la signature de la convention d’investissement ; cette exonération est étendue aux parties, pièces détachées et accessoires importés en même temps que les équipements précités ;
    • l’exonération de la TVA à l’importation des biens d’équipement, matériels et outillages nécessaires à la réalisation d’un projet d’investissement dont le montant est supérieur à 200 millions de dirhams, et ce pendant 36 mois à compter du début d’activité de la société ou de la date de délivrance de l’autorisation de construire et il est prorogeable de 6 mois en cas de force majeure (renouvelable une fois) ; cette exonération est étendue aux parties, pièces détachées et accessoires importés en même temps que les équipements précités.

    4. Accompagnement des PME

    Les PME du secteur peuvent bénéficier d’un accompagnement spécifique dans le cadre des programmes développés par MAROC PME :

    5. Statut de zone franche

    Une zone franche d’exportation (ZFE) est un espace déterminé du territoire dédié aux activités d’exportation à vocation industrielle et aux activités de service liées. Chaque zone franche est créée et délimitée par un décret qui fixe la nature et les activités des entreprises pouvant s’y implanter. Les ZFE opérationnelles sont situées à Tanger (Tanger Free Zone – TFZ et Tanger Automotive City – TAC), à Kénitra (Atlantic Free Zone – AFZ), à Casablanca (Midparc), à Rabat (Technopolis) et à Oujda (Technopole d’Oujda).

    Pour bénéficier du statut de zone franche au titre de la loi n° 19-94, les entreprises doivent avoir obtenu l’autorisation de la commission locale des zones franches d’exportation présidée par le wali ou du gouverneur de la région et réaliser au moins 70% de leur chiffre d’affaires à l’export.

    Le statut de zone franche permet la dispense du contrôle du commerce extérieur et des changes, ainsi que l’accès aux aides suivantes de l’Etat :

    Une incitation fiscale se traduisant par :

    • L’exonération totale de l’impôt sur le revenu (IR) pendant les 5 premières années, puis un abattement de 80% à l’égard des revenus professionnels bruts imposables pendant les 20 exercices suivants
    • L’exonération totale de l’impôt sur les sociétés (IS) pendant les 5 premières années, puis l’application d’un taux de 8,75 % pendant les 20 exercices suivants
    • L’exonération totale de la taxe professionnelle pendant 15 ans
    • L’exonération de la taxe urbaine pendant 15 ans
    • L’exonération de la participation à la solidarité nationale
    • L’exonération de la taxe sur les produits des parts sociales, dividendes et revenus assimilés pour les non-résidents et la réduction de cette taxe à 7,5 % pour les résidents
    - Des avantages douaniers :
    • L’exonération totale des droits d’importation et des procédures douanières simplifiées ;
    • L’exonération illimitée de la taxe sur la valeur ajoutée au titre des produits livrés et des prestations de services rendues aux zones franches d’exportation et provenant du territoire assujetti ;
    - Des facilités administratives :
    • L’exonération des droits d’enregistrement et de timbre sur les actes de constitution ou d’augmentation du capital de la société, ainsi que sur les acquisitions de terrains ;
    • La mise en place d’un guichet unique au service de l’investisseur.

Formation

    La formation des ressources humaines est un chantier stratégique du PAI 2014-2020. La disponibilité et la qualité des ressources humaines conditionnent l’attractivité de la destination Maroc, et contribuent au renforcement de la productivité des entreprises et à l’amélioration de leur compétitivité. La stratégie adoptée a pour objectif, entre autres, de répondre aux besoins en compétence des écosystèmes mis en place.

    Une cartographie précise des besoins en formation – avec une quantification des besoins en ressources humaines par secteur, par profil, par région et par année a été mis en place pour permettre l’élaboration d’un plan national de formation.

    Différents établissements d’enseignement publics et privés offrent des plans de formation ciblant plusieurs filières de l’offshoring. En parallèle, le programme Call Académie est destiné à répondre aux besoins du secteur des centres d’appels, par la formation des employés en langue française et en relation client. L’Etat propose une contribution à la formation dans le secteur allant jusqu’à 65.000 dirhams/personne.

    Visionner la liste des besoins en formation pour les contrats de performance signés à fin mai 2017

Infrastructures d'accueil

    Des Plateformes Industrielles Intégrées (P2I) généralistes et sectorielles, bénéficiant éventuellement du statut de zone franche, garantissent la disponibilité du foncier à un coût attractif, une offre immobilière et logistique complète, diversifiée et conforme aux meilleurs standards internationaux, ainsi que des services sur site et un guichet administratif unique.

    Dans le cadre du PAI, le Ministère prévoit la mobilisation de 1.000 hectares pour la mise en place de Parcs Industriels Locatifs Intégrés (PIL) avec des locaux clé en main : chaque parc comprendra un guichet unique administratif, un bassin d’emplois de proximité, des services ad hoc et un dispositif de formation.