Présentation

    L’industrie marocaine du cuir couvre des activités diversifiées. Elle est composée d’une branche tannerie de base exportatrice en partie mais travaillant surtout pour les besoins du marché local, une branche maroquinerie et vêtements en cuir, ainsi qu’une filière chaussure orientée presque exclusivement vers l’export.

    Considéré comme un secteur historique ancré dans la culture Marocaine, le secteur du cuir continue de représenter un des secteurs à fort potentiel à l’export pour l’industrie marocaine. La différenciation et la montée en gamme, la co-traitance et le produit fini à plus forte ajoutée, l’innovation et la créativité, la réactivité et le service, constituent la trame sur laquelle repose la stratégie actuelle et future du secteur du Cuir marocain.

    Associations professionnelles du secteur : La Fédération Marocaine des Industries du Cuir «FEDIC»



Ecosystèmes du secteur

    Le 11 février 2016, trois filières se sont organisées en écosystèmes dans le secteur du cuir :

    • la chaussure.
    • la maroquinerie et les vêtements en cuir.
    • la tannerie.

    Les objectifs de croissance qui leurs sont fixés à l’horizon 2020 sont :

    • la création de 35.000 nouveaux emplois stables, et
    • la réalisation de 5,5 milliards de dhs de chiffres d’affaires à l’export.

    Les écosystèmes opèreront un renforcement de la compétitivité structurelle des entreprises, assureront une meilleure intégration de la chaine de valeur du cuir et favoriseront l’émergence d’acteurs générant une forte valeur ajoutée économique et sociale.

Aide et accompagnement

    L’accompagnement prévu pour les acteurs des écosystèmes dans le cadre des contrats de performance conclus s’adapte parfaitement aux besoins et attentes des opérateurs et vise :

    L'appui à l'investissement matériel (foncier, construction, installations, machines, réseau commercial de distribution pour les marques nationales…) et immatériel (créativité, innovation, design, assistance technique…), à travers le Fonds de Développement Industriel et d’Investissements (FDII). Cet appui se présente sous forme d’aides directes pouvant atteindre jusqu’à 30% du montant global d’investissement matériel et immatériel.

    • 2. le renforcement de l'offre Maroc via l'AMDI et Maroc Export,
    • 3. la mise à niveau du cadre normatif et l'instauration de labels qualité,
    • 4. la structuration de l'amont du secteur,
    • 5. le déploiement des meilleurs efforts pour l'intégration de l'informel (sous-facturation à l’importation, soutien aux TPE et auto-entrepreneurs…),
    • 6. la mise en place d'une offre de formation, en partenariat avec les établissements de formation professionnelle, notamment l'OFPPT,
    • 7. l'accès au foncier à des prix attractifs : 96,7 Ha réservés au secteur.

    • 8. l'accès au financement bancaire à travers le développement d'une offre intégrée dédiée aux financements d'investissement et d'exploitation,
    • 9. l'accompagnement des TPME et auto-entrepreneurs du secteur dans le cadre du cadre contractuel Etat/ANPME 2015-2020,
    • 10. L’incitation des donneurs d’ordre étrangers, clients des entreprises des écosystèmes, à s’installer et ouvrir des bureaux de sourcing au Maroc.

Formation

    La formation des ressources humaines est un chantier stratégique du PAI 2014-2020. La disponibilité et la qualité des ressources humaines conditionnent l’attractivité de la destination Maroc, et contribuent au renforcement de la productivité des entreprises et à l’amélioration de leur compétitivité.

    La stratégie adoptée a pour objectif, entre autres, de répondre aux besoins en compétence des écosystèmes mis en place.

    Une cartographie précise des besoins en formation – avec une quantification des besoins en ressources humaines par secteur, par profil, par région et par année a été mis en place pour permettre l’élaboration d’un plan national de formation.

    Visionner la liste des besoins en formation pour les contrats de performance signés à fin mai 2017

Infrastructures d’accueil

    Des Plateformes Industrielles Intégrées (P2I) généralistes et sectorielles, bénéficiant éventuellement du statut de zone franche, garantissent la disponibilité du foncier à un coût attractif, une offre immobilière et logistique complète, diversifiée et conforme aux meilleurs standards internationaux, ainsi que des services sur site et un guichet administratif unique.

    Dans le cadre du PAI, le Ministère prévoit la mobilisation de 1.000 hectares pour la mise en place de Parcs Industriels Locatifs Intégrés (PIL) avec des locaux clé en main : chaque parc comprendra un guichet unique administratif, un bassin d’emplois de proximité, des services ad hoc et un dispositif de formation.